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Hello ! =D

Oui, ça faisait longtemps, mais je voulais faire bouger un peu les choses ! ^^
Alors, ici sera mi une histoire ! Je l'ai déjà postée sur un autre blog, mais j'ai modifié celle-là, et elle est beaucoup mieux ! o°-D


Le prologue est noté directement sur le premier chapitre... Alors, à vos yeux !
Bonne lecture à tous.

c8

MAri0n.






-x> Angelsxliving <x-






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# Posté le vendredi 12 septembre 2008 17:01

Modifié le samedi 31 janvier 2009 14:22

Chapitre One.

Chapitre One.


Caroline est une adolescente de 15 ans. Elle a les cheveux longs, lisses, châtains foncé et les yeux bleus. Ce soir là, elle se prépare pour la rentrée de troisième. Toutes les affaires dont elle a besoin vont dans son sac. Elle se prépare et souhaite une bonne nuit à son père puis va se coucher pour entammer une longue nuit de sommeil...


(( Point de vue de Caroline ))

MARDI 2 SEPTEMBRE: 7H.

C'est déjà le lendemain matin. Je me prépare activement. Je stress à l'idée de faire cette rentrée. Pourtant, j'ai l'habitude de ce collège, mais celle-ci me fait peur. Je ne sais pas pourquoi, j'ai un pressentiment. Mon père me dépose devant les grilles. Je sors et vais dans la cour de récréation, la peur au ventre. Là, je vois Evan, l'homme que je regarde depuis tant d'année, en train de parler à mes amies. Je me plante contre un arbre et ne bouge plus. Je suis loin d'eux. Evan vient près de moi, ce qui me surprend. Il ne m'a jaùais adressé la parole jusqu'à ce jour. Mon coeur bat de plus en plus fort, pourvu qu'il ne dise pas de mal sur moi...Il est en face de moi à présent, nous nous disons un "salut" familié.


- Dit, c'est vrai ce que m'a dit Suzie ?
- A propos de quoi ?
- De tes sentiments pour moi.

Je ne sais que dire. Je baisse la tête et je rougis.

- Alors, c'est vrai que t'es amoureuse de moi ou pas ?
- C'est à dire que...depuis un certain temps, je te regarde tous les jours. Je t'admire. Tu fais chavirer le coeur de beaucoup de filles cool du collège, mais je ne rêve pas, je ne suis pas pour toi. Je ne suis qu'une fille sage qui a une vie peu amusante, qui n'a pas d'expérience, donc pas pour toi.
- Pourquoi tu dis ça ? Tu ne me connais pas. Moi, j'en ai un peu marre de voir ces filles, j'ai envie de changer d'air.
- Tu vas peut-être me dire que tu passes brusquement du matchisme au romantisme ?
- Peut-être que les matchos sont romantiques...
- Oui, c'est à voir.
- Si je te proposais de sortir avec moi, accepterais-tu ?
- Je n'en sais absolument rien. Mais, je sauterai de joie !
- Donc, tu es bien amoureuse de moi, c'est ça ?
- Euh...oui.
- D'accord !

Il me fait un large sourire, me dis au revoir et part rejoindre ses amis. Je n'en reviens absolument pas. Le monde qui est autour de moi est en train de disparaître pour faire place à de petits nuages doux et sucrés. Je suis aux anges ! Soudain, une voix me fais retomber sur la terre ferme. C'est Suzie.

- Hé, Caro, tu viens, ça a sonné !
- Euh, oui, j'arrive !

(un temps de silence)

- Qu'est-ce qu'il t'as dit Even tout à l'heure ?
- Il m'a demandé si mes sentiments pour lui étaient vrai.
- Et alors, dis Lucie avec impatience ?
- Je lui ai dis que je le reagrdais tous les jours depuis longtemps, et, au bout du compte, je lui ai dis que je l'aimais.
- Et comment il a réagit ?
- Il m'a dit "d'accord", m'a fait un grand sourire et est repartit.
- Wouah, c'est super ! J'espère que tu vas bien t'entendre avec lui ! ^-^
- Oui, mais pour cela il faut que je lui parle une seconde fois...Ce qui n'est pas sure.
- Comment tu peux dire ça ? Si i l est venu ce matin te parler de tes sentiments pour lui et qu'il a bien réagit quand tu lui as dis ce que tu ressentais pour lui, ce n'est pas pour rien ! Il va très certainement te reparler plus tard, ne t'en fais pas.
- Ho, les filles, je suis si heureuse ! C'est la plus belle rentrée de toute ma vie !
- Je compathie ! Mais, j'espère qu'il ne vas pas te faire souffrir après. Qu'il ne va pas se comporter avec toi comme avec toutes ces filles qui pendent à son cou. Tu as un coeur fragile, il ne te faut pas une brute come lui !
- Justement, tu ne sais pas ce qu'il m'a dit à ce sujet ? Il m'a dit qu'il recherchait un autre genre de fille, et qu'il en avait marre de voir des filles lui courir après. Je pense qu'il veut un peu de tranquillité dans les bras d'une fille sage.
- Ha oui ? Cela m'étonne énormément. Je n'en reviens pas qu'il t'ai dit ça ! J'espère pour toi que c'est vrai et qu'il ne va pas te briser le coeur !
- Oui, moi aussi...J'ai assez souffert déjà. Regarde mon expérience avec Steven, c'était une catastrophe !
- Ho mon dieu, ne m'en parle pas !
- Me plaquer juste parce que ma cousine ne voulais pas de lui, il avait aucun courage !
- Ca oui ! Je n'ai jamais vu un mec comme ça de toute ma vie. Pathétique !
- Bref, passons.

Soudain, une voix magistrale résonne dans tout le collège:

- Un peu de silence s'il vous plait ! (le silence se fait rapidement) Bienvenue à tous pour cette année 2008 ! J'espère que vous allez apprécier cette dernière année de colège, car elle est définitive ! J'espère aussi que vous avez choisi la voie que vous voulez suivre plus tard...

Et blablabla, il nous fait son petit spitch et annonce les classes. Je suis dans celle d'Evan ! Les filles aussi sont avec moi. Je sens que cette année va être merveilleuse en leur compagnie ! Puis la matinée se passe lentement. Le blabla des profs m'endort. Heureusement, la sonnerie de midi me sauve de cet enfer ! Je rejoins mon père qui m'attend sur le parking puis rentre et mange, pour revenir à 14 heures. Le reste de la journée passe doucement. Je suis bordée de douces pensées concernant Evan, et m'endors dans les bras de Morphée pour une bonne nuit.

( Ellipse de 1 mois)


VENDREDI 5 OCTOBRE: 9H 45.

Cela fait une semaine que je parle bien à Evan. Finalement, il est très attentionné. Je suis attirée à lui comme un papillon de nuit vers la lumière d'un réverbère. Les filles font tout pour m'encourager à lui demander, mais je ne peux pas. Mais Evan à remarqué mon trouble à chaque fois que je lui parlais. La cloche sonne et annonce la récréation. IL vient vers moi:

- Viens avec moi, il faut que je te parle seul à seul.
- D'accord. Les filles, je vous rejoins après ?
- Ok, ça marche !

Nous marchons jusque dans la cour. Puis il m'emmène sous une arcade vers la salle des professeurs, au calme.

- Tu voulais me dire quelque chose ?
- Oui. Je...Je...
- Oui, dis-pleine de douceur ?
- Je...te donne rendez-vous dans le parc à 5h après les cours. D'accord ?
- D'accord, comme tu voudras ! =)
- Tu pourras ?
- Il faut que j'appelle mon père pour le prévenir.
- D'accord. Tu le fais maintenant ?
- Oui.

Je compose son numéro et patiente quelques secondes:

- Oui j'écoute ?
- Papa, c'est moi.
- Ha, ma chérie, tu vas bien ?
- Oui, très bien !
- Que voulais-tu me dire ?
- Juste que je rentrerai tard ce soir. Je reviendrai en bus.
- Pourquoi donc ?
- Euh...c'est à dire que...
- Oui, je vois...Comment s'appelle-t-il ?
- Evan ^^
- Ho. Vous allez où ?
- Dans le parc, à 17h.
- Très bien ! Tu veux que je passe te prendre quand tu auras finis ? Maintenant que je sais où tu es.
- Oui, si ça ne te dérange pas.
- Ho non ! Et tu me le présenteras, hein ?
- Oui, promis ! =) Bon je te laisse papa. À tout à l'heure !
- Oui ma puce, bisous !

Je raccroche. Ean me regarde bizarrement, ce qui me fait rire.

- Ton père va venir te chercher ?! Et pouquoi tu lui à dis que t'avais rendez-vous avec moi au parc ?
- Je dis tout à mon père. Nous sommes très complice et nous nous sommes rapprochés l'un de l'autre lorsque ma mère est morte.
- Ta mère est morte ? Je suis désolé, je ne savais pas.
- Justement, puisque tu ne savais pas, tu n'as pas à être désolé.
- Mais quand même ! Je suis désolé...

A ce moment là, il me passe une main dans le dos, comme signe de consolation. Repenser à ma mère me fait verser des larmes. Sans m'en rendre compte, je le prends dans mes bras. Il me murmure des paroles rassurantes à l'oreille. Je suis sous le charme. Je quitte ses bras réconfortants pour rejoindre les filles. Nous passons le reste de la récré enssemble. Puis la journée passe. Il est 17h. Nous sommes enssemble lorsque nous quittons la salle de cour. Arrivé sur le trottoir, je dis à demain aux filles et rejoins Evan. Nous allons au parc et nous asseyons dans l'herbe.

- J'adore cet endroit. C'est beau, chatoyant...
- Cet endroit est aussi beau que toi.

Il se retourne vers moi et me regarde. Ses yeux gris me transpercent de mille feux. Je suis paralysée. Il se pense de plus e plus près de moi et me donne un baiser aussi doux que le velour. L'herbe fraîche caresse ma nuque. Je suis dans une bulle immense baignée d'un parfum de bonheur. Nous nous détachons.

- Je...je t'aime.

En seule réponse je lui donne une caresse sur la joue et un baiser sur ses lèvres. Nous restons enlacés dans l'herbe pendant une demi-heure, à contempler les nuages. Eux seuls peuvent comprendre notre légèreté.

- Caroline, je dois te dire que..... non.
- Quoi ?
- Je ne te dis pas. Ca risquerai de tout gâcher.
- Au contraire, dis-moi, c'est le moment ! Nous en souffrirons encore plus quand nous aurons à affronter ce que tu dois me dire que si tu me le dis maintenant.
- C'est vrai ?
- Oui, je te le promet.
- Et bien, je...Ecoutes, ne le prends pas mal, hein ?
- Je t'en pris, dis-le moi.

CHAPITRE 2

- Voilà, je me drogue.
- ...
- Je suis sincèrement désolé Caro.
- Mais...comment ça se fait ? Pourquoi t'es tombé là-dedans ?
- Je voulais faire comme les autres. J'ai fais de très mauvaises fréquentations, je regrette amèrement. Je veux arrêter Caro. Mais il faut que tu m'aides.
- Oui, ne t'inquiète pas, je le ferai. Et tes parents ?
- Ils ne sont pas au courant. Il doivent se douter de quelque chose, mais je ne leur ai encore rien dis.
- Ho la la, je vais en parler à mon père, on va voir ce qu'on peut faire, d'acord ?
- Oui, si tu veux.
- Je l'appelle maintenant, il va venir me chercher; Tu veux que je te dépose quelque part ?
- Non merci, j'habite à côté du parc.
- Oui, c'est vrai. Ok.

Je prends mon téléphone et appelle mon père. Il arrive 8 minutes plus tard. Je le présente à Evan, je lui dis au revoir et nous rentrons à la maison.

(ellipse de 8 mois)

MERCREDI 10 JUIN: MIDI.

- Mon ange, on mange enssemble ce midi ? Mon père n'est pas là.
- Non, merci, je préfère être seul.
- Ok.
- Et ne me suis pas cet après-midi. Rentre chez toi.
- Pourquoi ?
- Ne...Ne me pose pas de questions.
- Tu es bizarre Evan, dis-moi ce qu'il se passe s'il te plait.
- Non, je ne te dirais rien ! Va-t-en !

Je me retourne et m'en vais. Je suis choquée par son comportement. Il ne m'avait jamais parlé comme ça. Ma curiosité me pousse à savoir ce qu'il fait seul. Je le suis à pas de loup. Il dans un local et se drogue. Il boit de la vodka et se saoul devant moi. Je me retourne et cours chez moi. Des larmes de douleur coulent sur mes joues. Je m'effondre sur mon lit en arrivant. Je n'en reviens pas de ce que j'ai vu. Il m'avait pourtant promis qu'il ne recommencerai pas. Je ne comprends pas. Nous avons fait tout notre possible mon père et moi, ses parents sont au courant maintenant, il a commencé sa cure et ne dois plus toucher à de l'alcool et à de la drogue. Il veut se tuer, c'est pas possible ! Si il est au couant que je l'ai suivis, il va m'engueuler comme jamais. Il m'a déjà fais le coup plusieurs fois, je ne supporte plus ça. Et j'ai remarquée qu'il devenait de plus en plus violent. une fois, il m'a giflée sans aucune explication. Sa cure lui met les nerfs, j'en souffre. Je prends ma décision, je le plaque dès demain. Il va être furieux. Mais, je sens qu'il ne m'aime plus comme avant. L'alcool et la drogue avant tout...Ce genre de mentalité, je ne l'aime pas. La journée passe. Arrivé au soir, je prend une décision qui fera tout basculer: je vais le plaquer. Oui, je suis folle, mais c'est comme ça. Il me fait du mal depuis trop longtemps, je pense que c'est une bonne chose à faire. A table, j'en parle à mon père. Il m'approuve.

( le lendemain matin, au collège: 8h )

- Salut les filles ! =)
- Tiens, salut caro'! Tu n vas paqs rejoindre ton chéri ?
- mon "chéri" ? Tu as vu tout ce qu'il m'a fait subir ? Je ne veut plus de lui, c'est terminé, j'ai décidé de le plaquer.
- Quoi ? Mais tu es malade, il va te tuer !
- Je pense que c'est la meilluere solution, mais j'ai peur de l'affronter...
- Et bien viens me le dire en face !!
- EVAN ? Que fais-tu là ? Je...
- Non, tais-toi Caroline ! Alors comme ça tu veux me plaquer, hein ? Très bien, tu l'auras voulu... Sache que je n'ai jamais été aussi bien avec une fille de toute ma vie, tu me brises le coeur tu sais...C'est grace à toi que j'ai ouvert les yeux sur ma vie, sur ce que je devais faire, tu as été essentielle, mon repère !
- Mais Evan, regarde-toi, tu m'as fait souffrir ! Ta cure ne t'as servie à rien, (commencant à m'énerver) ET TU DIS QUE TU AS CHANGER ET QUE TU SAIS CE QUE TU DOIS FAIRE, MAIS TU N'AS CAUSÉ QUE DU MAL AUTOUR DE TOI, ET TU NE T'EN AI MÊME PAS RENDU COMPTE !! Mais Evan, c'est finis, je ne veux plus de toi et de tes mensonges, c'est finit, finit...
- Très bien. Tu vas le regretter, crois-moi ! Je ne vais plus te lacher. Je vais te pourrir la vie Caroline, TU M'ENTENDS, JE VAIS TE POURRIR LA VIE !





Hé voilà, fin de ce premier chapitre ! ^^
Dites-moi toutes vos impressions, ce qui va se passer pour la suite...
J'attends vos réactions avec impatience !
Gros bisous à tous
x3

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 17:16

Modifié le samedi 31 janvier 2009 14:37

Chapitre 2.

Des larmes de tristesse et de rages coulent en moi et sur mes joues. Mon coeur est en sang. Je le regarde méchament et pars en courant hors du collège. Je vais sécher les cours aujourd'hui, je n'en peux plus !

- CAROO, REVIENS !

Les filles me courent après, mais je les sème. La sonnerie retentit, elles retournent vers le collège. Je m'effondre dans l'herbe, au même endroit où nous étions lors de notre premier baiser. Ce souvenir me donne la nausée. Je veux tout oublier à présent, ça me fait trop mal...Je prolonge mon sommeil perturbé ici, dans cette herbe fraîche et tiède à la fois. Ensuite je me promène le long du lac, repensant à tout ce que j'ai pu vivre avec lui. Soudain, mon portable sonne. C'est mon père.

- Oui ?
- Caroline, tu es où bon sang, le collège m'a appelé il y a deux heures, j'ai essayé de te joindre 6 fois, où es-tu? Je m'inquiète !
- Je suis dan le parc papa, je ne vais pas bien.
- Que se passe-t-il? Il y a eu un problème avec Evan ?
- Oui, enfin...Je l'ai plaqué ce matin, à 8 heures, et il était dans une colère folle, il m'a dit qu'il me ferai la peau et qu'il ne me lacherai pas !
- Ho, ma chérie...Allons allons. Il faut que tu retourne en cours, tu sais !
- NON !! Il en est hors de question ! Je suis trop détruite pour ça, et il est dans la même classe que moi !
- Oui, c'est vrai...Bon, je passe te prendre, je vais voir la CPE avec toi, et je te rammène. Tu reviens cet après-midi ?
- Je ne sais pas. Je verrais dans quel état je serai, mais je ne pense pas.
- D'accord, on va aller s'expliquer, j'arrive ! Je passe te prendre à l'entrée du parc, d'accord ?
- OK, à toute'.
- Oui ma puce, à toute' !

Mon père passe me prendre comme convenu. Je lui saute dans les bras. Nous allons au collège nous expliquer avec la CPE. J'ai très peur...mais mon père est là. Il me fait un billet d'absence pour la journée, et me remmène à la maison, puis repars au travail. J'écoute de la musique allongé sur mon lit tout le reste de la journée. Mon coeur est en berne. Je suis enfin célibataire... Mon dieu, que va-t-il m'arriver à présent ?

(ellipse de 7 mois)

Je révise comme une malade mon brevet. Toute cette histoire m'a anéantie, mes notes ont baissées, je dois me rattraper ! Les filles m'aident à réviser le mieux possible, mon père aussi m'aide. Sans eux, je ne suis plus rien ! Arrive enfin le jour de l'examen. Je le passe la peur au ventre. Finalemant, il est assez facile ! Juste après, je retrouve Suzie, Lucie et Claire. Nous organisons une petite fête chez moi le lendemain, avant de nous souhaiter de bonnes vancances et de ne plus nous voir avant longtemps...Mon père y participe. Je ne m'étais jamais autant amusée depuis bien longtemps ! Ensuite, les jours passent, puis le 8 juillet, le jour de la remise des résultats devant le collège, Evan est à côté de moi. Je ne dis rien. Je sens qu'il me regarde avec attention. Il me prend par le bras avant que je me sauve pour ne plus le revoir:

- Je sais que c'est la dernière fois que nous nous voyons. Mais t'inquiète pas, un jour je vais te retrouver et tu vas payer pour ce que tu m'as fait subir !

Il me lâche le bras et s'en va. Je ne me retourne pas pour le voir. Sans rien dire, je m'en vais vers mon père pour lui annoncer mes résultats, le visage fermé et sans expression. Je me force à sourire pour effacer les soupçons, mais il me prend la main dans le sac et je lui explique tout. Il me rassure avec des paroles douces, mais je suis inquiète quand même. Nous rentrons tranquillement chez nous et nous préparons pour notre voyage à Aix-les-Bains. Pendant toutes les vacances j'envois des lettres à mes amies, mes chères amies qui me manquent tant...Puis nous revenons de vacances, c'est déjà la rentrée de seconde. Je suis au lycée de ma ville. Une année pleine de découverte est annoncée...

( Ellipse de 6 ans. Caroline à 21 ans et a passé un bac S )

Je n'arrive pas à gagner ma vie. Je fais des petits boulots sans importances qui me rapportent peu. Puis je vois une annonce pour "assistante de dentiste". Je me présente à l'entretient d'embauche, et j'ai la réponse une semaine plus tard. Je suis prise !! Je n'en reviens pas... Je vais fêter ça au restaurant le soir même avec mes amies de FAC et mon père. Je commence mon job quelques jours plus tard. Au début, tout se passe bien. Et là, je...je tombe amoureuse du dentiste. Il est jeune, beau, a un charme fou...je ne résiste pas. Il s'appelle William. Je fait tout pour qu'il me remarque. Et je crois qu'il a repéré mon manège, puisqu'il m'invita au restaurant un soir. Je suis tellement heureuse ! Je mis pour la soirée une magnifique robe noire (comme ca ). Lui était habillé d'un smoking et d'un noeu papillon noir, très élégant et séduisant. Je lui avoua ma flamme ce soir là...

- Je peux vous tutoyer, William ?
- Evidemment !
- Et bien, vois-tu, cela fait longtemps que...
- Oui ?
- Que je vous observe. Que, je vous admire. Et...je voulais vous dire que...que...ho, c'est ridicule.
- Mais non, continues ! Que veux-tu dire ?
- Et bien, je pense que tu as deviné...
- Ha, tu crois ?
- Oui, très fort !
- Et bien tu as raison Caroline !

Il se pencha vers moi et déposa un doux baisé sur mes lèvres. Cela me rappelle le collège. Evan...ce jour d'octobre glacial dans le parc. Notre premier baiser. Tout ça gaché. Je me retire, je suis confuse.

- Ecoutes, je...je suis désolée.
- Désolé de quoi ?

Je me lève et vais au toilettes me rafraîchir un peu. Je reste quelques minutes accoudée au bord du lavabo. Quelqu'un arrive derrière moi...

- Vous allez bien madame ?
- Oh, oui, ne vous en faites pas. Je réfléchis.
- D'accord. Mais, vous êtes sûre que ça va ?
- Oui oui, vous pouvez partir.
- Bien. Bonne soirée !
- Merci, à vous aussi.

Elle s'en va. Je reste un moment ici et rejoins William. Il doit s'inquiéter de mon absence prolongée. Je le surprend juste derrière la porte.

- Qu'y a-t-il Caroline ? Ca ne va pas ? Je m'inquiète pour toi !
- Oui, sa va, mais je repense à une chose qui m'est arrivée au collège. Une vieille histoire...
- Ha bon ? Raconte-moi voir, si tu me le permet.
- Bien-sûr. Je suis sortis avec un garçon en troisième. Evan Lenvain. Il se droguait et buvait, mais je l'aimais plus que tout au monde. Il a commencé à faire une cure de désintoxication, mais ça n'a pas marché et il devenais violent avec moi, je souffrais de le voir et de ce qu'il me faisait subir. Un jour je décide de le plaquer. Il m'en a voulu à mort et m'a menacé à l'annonce des résultats du brevet. Il m'a dit qu'il ne me lacherai plus ! J'en ai de mauvais souvenirs, mais je l'attends toujours !
- Oui, il faut que tu oublie ça, c'est du passé !
- Je le sais bien, William. Je l'ai fait. Mais depuis cet "incident", je ne suis plus ressortie avec un garçon. C'est pour ça que ça me fait drôle de t'embrasser. Je repense à Evan et à notre premier baiser. Je me sens nulle...

Je baise la tête et rougis. Je ne sais pas comment il va le prendre. J'espère ne pas trop le froisser, et que ça ne le dérange pas si je repense à mon ex lointain...

- Mais non, ne dis pas ça ! Tu n'es pas nulle du tout, tu as juste du mal à l'oublier, et je suis navré de te faire repenser à ça. Ca va aller ?
- Oui, ne t'en fais pas. Je suis désolée de te parler de mon ex. Ca doit de mettre mal...
- Non, pas du tout. Tu peux me dire ce que tu as sur le coeur, je ne veux que ton bien ma chérie.
- Moi aussi, William. Et mes sentiments sont toujours les mêmes pour toi. Je t'aime...

Il me donne une caresse sur la joue. Je me penche pour l'embrasser. La soirée s'achève. William va payer l'addition et nous nous en allons chacun chez nous. Quelques mois plus tard, nous achetons un appartement assez grand pour nous deux. Puis nous décidons de nous marier. Nous de notre union naquit un fils: Valentin. Un magnifique bébé. Le fruit de mon amour pour William. Il est fou de joie et ne tiens plus en place. Il doit se faire remplacer car il s'occupe du bébé en premier. Ensuite se sera à moi d'être remplacée. Mais nous nous rendons compte que nous ne gagnons pas assez d'argent pour pouvoir élever notre enfant. Il nous faudrait une petite compensation. Mon mari et moi cherchons tous deux de notre côté, sans succès. J'ai une petite idée derière la tête, mais se serai risqué. Je ne crois pas que je vais en parler à William...
Chapitre 2.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 05:52

Modifié le dimanche 08 février 2009 14:42

Chapitre 3.



Je pense à la prostitution. Mais c'est impossible, je ne peux pas. A la place, j'ai trouvée un petit job. Assez contraignant, mais faisaible: vendeuse dans un kiosque. Je m'installerai en centre ville, à la place d'un vieillard...

- Chéri !
- Oui ?
- Je suis super contente, j'ai trouver un job !
- Ha, super ! C'est quoi ?
- Vendeuse de magasines dans le kiosque du centre ville.
- Humhum...Pas trop mal ! C'est mieux que rien.
- Oui, c'est sur ! Et toi, as-tu trouvé quelque chose ?
- Oui !
- Ha ?
- Je vais être serveur dans le restaurant juste en bas de chez nous, chez Xavier !
- Ho, c'est fantastique ! Tu as tes horaires ?
- Oui, c'est de 11 heures le matin à 16 heures. Comme ça, je finis mon service et je reprends mes rendez-vous de l'après-midi au cabinet. Et le matin j'y vais de 7 heures à 11 heures. Ca te va ?
- Mon chéri, c'est super ! Et moi j'irai travailler au cabinet quand tu sera occupé, de 11 heures à 16 heures, et voilà !
- Et bien on fais comme ça ! Il faut que j'aille au cabinet refaire le planning horaire et décaler les rendez-vous. Je reviens dans trois heures.
- Très bien. A toute à l'heure chéri ! Et, au faite !
- Oui ?
- Pour Valentin, j'appellerai Germaine, notre voisine, elle s'occupera bien de lui.
- Ok, pas de soucis ! Tu t'en occupe ?
- Mais, tout de suite mon amour ! ^-^
- Et bien à toute' !

Je me rends alors chez la voisine et lui annonce la nouvelle. Elle est ravie ! Je la paye 7 euros de l'heure, c'est correct.

( ellipse de quelques jours. )

Je vois un homme étrange s'approcher de moi. Son visage m'est familié. Je l'ai reconnu, depuis toutes ces années...Il n'a pas changé. Toujours aussi prétencieux et macho. Je lui aurais bien craché à la figure, mais je n'en ai pas la force. Ce souvenir enfoui dans mon coeur s'ouvre comme si que je vomissais. Il m'a écoeuré. Il est à un mètre de moi:

- Salut toi. Comment tu vas ?
- Je ne te répondrais pas, Evan. Tu me dégoûte. Qu'est-ce que tu vas me faire, m'étrangler ?
- Ho non, mieux que ça !
- Tu veux m'étripper peut-être ? M'ouvrir le ventre .. Non ?
- Non, peut-être pas... Mais attends-toi au pire. Je passe juste pour te donner un avertissement. Pour t'informer de ma présence et que je sais où tu es à présent. Fait attention à toi Caroline, je te suis partout. Je sais quel est ton métier, avec qui tu es, que tu as un enfant et un père en vie...Surveille bien tes fais et gestes.

Je met un temlps pour assimiler ces paroles douloureuses. Je n'en reviens pas...

- Mais alors, comment as-tu fais pour me retrouvé ?
- C'est simple, j'ai été un client à ton mari avant que tu n'arrives à son service, et je le suis toujours d'ailleurs. Je t'ai vu avec lui plusieurs fois au centre ville. Je savais que tu resterais ici et que tu veillerai sur ton père.
- Vraiment, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis... Je suis dégoutée de mes choix. Mais qu'ai-je fait mon Dieu ?
- Je ne sais pas, mais tu l'as fait !
- ................ Et, qu'as-tu au bras droit ?
- Rien de bien méchant, j'ai eu un accident de voiture.
- Ho, je suppose que c'est en faisant joujou avec ton nouveau bolide ?
- Non, ce n'est pas un bolide, mais une voiture, et c'est un accident idiot, pas de l'eccès de vitesse.
- Cela m'étonne bien de toi !
- Et aussi...Je suis dans le coma.
- Oo ?! Pourquoi je peux te voir si tu es dans le coma en ce moment ?
- Je suis entre la vie et la mort Caroline. C'est mon âme que tu vois, pas mon corps.
- Evan, tu délires là, je te vois nettement, tu n'es pas un fantôme !
- Viens, et tu verras par toi-même...
- Mon Dieu, c'est la coke qui te fait un effet pareil ? Je ne savais pas que ça déteriorais le cerveau aussi profondément !

Il me prend fermement par le bras et m'entraîne à l'hôpital de la ville. Il est en effet allongé sur son lit, et à côté de moi à la fois. Je sursaute à cette vision.

- (à voix basse) Et, les gens peuvent te voir, là, à côté de moi ?
- Non, ils ne me voient et ne m'entendent pas. Je suis intouchable aussi. Si je meurs dans mon lit, je disparaît aussitôt de ma forme de fantôme.

Je m'adosse contre le mur, le regard vide.

- .... Et bien, j'ai du mal à y croire ! Ce n'est pas possible...
- Qu'est-ce qui n'est pas possible mademoiselle ? Ca ne va pas ?

Je sursaute à l'éclat de cette voix qui m'a sortit violemment de ma conversation avec Evan. C'est une infirmière.

- Euh...Si, tout va très bien je vous remercie. Je dis juste que ce n'est pas croyable que l'homme de la chambre à côté de moi soit dans le coma. Je suis une amie à lui, et j'ai appris ça ce matin, je n'en reviens pas !
- Ho, je suis désolée madame. Nous espérons qu'il s'en sorte, ça fait plusieurs mois qu'il est comme ça ! Si il ne se réveille pas dans les prochaines semaines, nous allons le débrancher.
- C'est vrai ? Ho non... Je vous remercie madame, au revoir !
- Au revoir !

Je me retourne pour voir si Evan me suis et marche rapidement vers la sortie.

- Je ne savais pas qu'ils allaient me débrancher si je ne me réveille pas.
- Et bien moi non plus figure toi !
- Ca te ferai mal si tu savais que je partais ?
- Non. Mais tu sais Evan, tu m'as fais souffrir, et je ne te pardonne toujours pas. Tu auras beau me chanter toutes les excuses du monde, je ne t'écouterais pas ! Et j'ai tournée la page, j'ai un mari, un enfant, une nouvelle vie. Je ne veux plus de toi. Tu m'entends ? J'ai bien réfléchie et tu n'es plus indispensable à mes yeux.
- ...

Nous arrivons dans une petite rue déserte. Il me plaque contre le mur ...

- Moi aussi j'ai bien réfléchit, et je n'arrive pas à t'oublier. Tu brille la nuit dans mes rêves les plus fous, et je crois que...Je t'aime encore Caroline.

Il m'embrasse fougueusement. Je me débat et essaye de partir. Il comence à glisser ses mains froides et vicieuses sous mon manteau, puis sous mon pull. Je lui donne un coup de pied où il faut, il tombe à terre. Je cours jusqu'au kiosque et retourne à ma place, mais je me cache. Je guette au loin si il n'arrive pas. 5 minutes passent, toujours personne. Je me redresse. Le reste de la journée s'écoule. Je retourne chez moi, perturbée. Je ne pensais pas qu'il allait allé jusque là... D'ailleurs, ce n'est pas cohérent. Il m'a dit qu'il allait me faire du mal en troisième, et là il m'embrasse. Je ne comprends plus. Peut-être qu'il a changé d'avis et que ses sentiments ont repris le dessus. Je ne sais pas.
Le soir arrive, je rentre enfin chez moi. Germaine m'accueille, le sourire d'une grand-mère apaisée sur ses lèvres fines.

- Bonsoir Caroline !
- Bonsoir Germaine. Comment s'est passé cette journée avec Valentin ?
- Oh, merveillieusement bien ! J'ai été lui faire faire un tour dans le parc. Il était heureux comme tout !
- C'est parfait ! Je vais vous payer tout de suite...

Je fouille dans mon sac, sort mon porte-monnai et lui tends l'argent.

- Merci Caroline, merci pour tout ! Sans vous, je serai seule et sans bonheur.
- Allons, ne vous morfondez pas, vous vivez paisiblement vos jours !
- Oui, et ce grâce à vous !
- Oh, merci Germaine ! C'est pour votre bien que je fais ça, et je suis enchantée que cela vous plaise autant !
- Absolument que cela m'enchante ! ..... Bon, je dois filer chez moi, je vous laisse.
- Mais non, laissez-moi vous offrir un thé avant de partir.
- Merci, c'est gentil.

Je vais tout préparer dans la cuisine, Germaine s'assoit dans le canapé.

- Au fait, Valentin est couché à cette heure-ci ?
- Oui, je l'ai mis à couché il y a 20 minutes.
- D'accord. Il a encore pleuré ?
- Oh oui, vous lui manquez vous savez !
- Ha, mais il va s'y faire ! En tout cas, heureusement que je ne travaille pas à plein temps au kiosque ou au cabinet, je peux le voir à midi au moins.
- Certes, oui.

Nous prenons notre tasse de thé, mangeons quelques gâteaux secs, puis je m'en vais travailler au cabinet en vitesse. Je suis déjà bien en retard !
Les heures défilent à grande vitesse, il est bientôt 21h. Je rentre enfin chez moi et vais me couché, seule. Je m'endors presque quand j'entends la porte d'entrée claquer, c'est William qui rentre. Il se prépare aussi et se glisse dans le lit. Nous nous embrassons et nous endormons enfin...

( ellipse de trois semaines )

Nous sommes le matin, je me rends au kiosque et mon mari au cabinet, comme d'habitude. Les heures passent, le monde défile devant moi. Quelques personnes dègnent acheter le journal du jour et quelques magasines, sans plus. Il est maintenant 11 heures. Mon père arrive en courant vers moi et arrive très essouflé:

- Que se passe-t-il papa ? dis-je d'un ton affolé.
- Je suis allé chez toi pour te rendre visite, et, quand j'ai ouvert la porte, j'ai vu Germaine allongée par terre, j'ai touché son cou, et elle ne respirait plus !
- Mon Dieu ! Ho non, c'est pas vrai ! Tu as appelé les ambulances, la police ?
- Oui, c'est ce que j'ai fait, c'est pour ça que j'ai couru bien vite. Je suis restée aux urgences en attendant les résultats, et ils m'ont annoncés sont décès au bout de deux heures...
- Oh non, ce n'est pas vrai... Quelle horreure ! Et sait-on de quoi elle est morte ?
- Il s'agit d'un arret cardiaque.
- Ha... C'est affreux ça ! Mais elle n'a pas souffert au moins.
- Oui, c'est ce que je me dis aussi. Bon, je te laisse travailler ma chérie. Gros bisous !
- Oui papa, bisous ! Et, aussi, tu pourras t'occuper de Valentin pendant mon absence à présent ?
- Bien-sûr, il n'y a pas de soucis !
- Merci papa.
- De rien. Allez je file. A ce soir !
- Oui, à ce soir !

Il me fait un bisous sur le front et repart en courant vers la maison. Je suis complètement abasourdie par cette nouvelle. Je saisis soudain mon téléphone portable et appelle William.

- Allô ?
- Willi', c'est moi.
- Tu as une voix bizarrd toi. Que se passe-t-il ?
- C'est ... C'est Germaine, elle est morte dans notre appartement d'une crise cardiaque !
- QUOI ?! Mais c'est pas possible ! Quelle horreure ... Et qui t'as mis au courant ?
- C'est mon père qui est venu me voir à l'instant.
- D'accord. Et Valentin ?
-Il ne m'en a pas parlé, je ne crois pas qu'il a été le voir, en tout cas il est vite repartit à la maison pour s'en occuper.
- Ok. Ca va aller ma chérie ?
- Non, j'ai besoin de me reposer. Je stress comme pas possible, j'ai envie de voir mon fils !
- Oui, je te comprends...Mais ne panique pas trop, ton fils est entre de bonnes mains !
- Je le sais bien Paul. Mais mon coeur me dit que je dois partir d'ici et que je dois me préoccuper de mon goss.
- Très bien, tu me rappelleras dans la journée pour me tenir au courant, ok ? Je te téléphonerai vers midi, ca te va ?
- C'est parfait. Et bien, bonne journée mon amour, travaille bien, et essaye de penser le moins possible à tout ça. Tu me le promets ?
- Oui mon ange, je te le promet. Bonne journée à toi aussi, et embrasse Valentin pour moi.
-Je n'y manquerai pas. Bisous, à ce soir.
-A ce soir.

Je raccroche et file vers la maison. Mon visage est fouetté par un vent glacial. Je redoute la présence d'Evan à chaque tournant. Enfin non, le "fantôme" d'Evan... Toute cete histoire est trop étrange à mon gout, il doit y avoir autre chose de caché, je ne sais pas. On dirait qu'il me cache quelque chose. Et c'est pas logique de m'avoir dit en troisième "Tu vas le regretter" et que aujourd'hui, sous la forme d'un fantôme, me dire" J'ai réfléchit, et je t'aime". Non, ce n'est pas cohérent. Ou alors, c'est peut-être ce que Evan veut faire de son vivant mais qui n'est pas réalisable, son rêve, et il utilise ce "fantôme" pour le faire... Je ne sais pas. Mais de penser ça me fait peur tout d'un coup. Si il est en train de réaliser ces rêves par le biais de son fantôme, je peux m'attendre au pire... C'est sur cette vision d'horreure que j'arrive essoufflée chez moi. Je me précipite dans le salon et vois mon père en train de donner le biberon à Valentin.

- Tiens ma chérie, tu es là ? Je ne pensais pas que tu allais venir si vite.
- Ho, je me suis inquiétée pour Valentin, même si je sais que tu t'en occupe, il fallait que je vienne le voir, c'était au dessus de mes forces.
- Oui, je comprends. Ton instinct de mère a pris le dessus !
- Tout à fait. Tu as bientôt finis ?
- Bientôt, oui. Pourquoi, tu veux pas me l'arracher des bras non plus ? xD
- Non, absolument pas !
- Instinct de mère ?
- Si tu veux, oui !

Mon père me tends Valentin. Je le prends et m'installe sur le canapé aux côtés de papa. Mon fils est couvert de bisous pendant une demi-heure au moins. Je retse encore avec lui quelques minutes et repars travailler. J'ai déjà assez perdu de temps, ce n'est pas comme ça que je vais gagner de l'argent !

( Point de vue de Wiliam )

Il est 21h 10, je sors du cabinet et rentre à la maison. J'y retrouve ma chérie et son père. Il part rapidement, nous allons nous coucher.

Le lendemain matin, Caroline part au kiosque, comme d'habitude. Et comme chaque jour, j'ai peur pour elle. Je suis inquiet à l'idée de la savoir seule dans la rue à cette heure-ci du matin. J'ai l'impression de la voir anxieuse à chacun de ses départs. Elle doit peut-être me cacher quelque chose. C'est sur cette pensée que je sors de la maison et monte dans la voiture pour aller au cabinet. J'arrive au deuxième feu rouge et m'arrête. Tout va bien, jusqu'au moment où ...



Chapitre 3.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 05:59

Modifié le vendredi 27 février 2009 10:06

Chapitre 4.

... Jusqu'au moment où je redémarre, une voiture fonce sur moi. Je freine violemment et donne un coup de volant vers la droite. La voiture arrive en face de moi, ayant donné un coup de volant, je suis perpendiculaire à lui. Et là, c'est la collision. Je suis projeté sur ma droite, ouvre la portière côté passagé et m'effondre à terre. Je saigne. Là, c'est le trou noir...

( Point de vue de Caroline )

Il est 10h 33. Je m'ennuie à mourir. J'ai peur qu'Evan fasse son apparition et qu'il me fasse des cochonneries. Je tremble à chaque passant qui croisent mon regard apeuré. Soudain, un coup de téléphone me sort de mes pensées. Je décroche:

- Allô ?
- Bonjour, Caroline Morisson à l'appareil ?
- Oui, c'est moi.
-Ici l'hôpital Saint Vincent, je vous annonce que votre mari est dans nos locaux, il a eu un accident de voiture ce matin.
- Mon dieu, c'est affreux !! Je peux venir le voir ?
- Il est aux urgences madame, il est en train de ce faire examiner. Rappelez ce soir l'hôpital, nous pourrons peut-être faire quelque chose pour vous.
- Très bien, merci de m'avoir appelé !
- De rien madame, au revoir;
- Au revoir !

Je raccroche en vitesse, ferme le kiosque une nouvelle fois et cours voir mon père. Je prends ma voiture et roule à vive alllure, Valentin est à mes côtés. J'arrive et sonne. Il ouvre.

- Et bien ma fille, que t'arrives-t-il pour venir me voir si tôt ?
- Papa, c'est affreux ! C'est William, il a eu un accident de voiture en allant au travail tout à l'heure, il est à l'hôpital !
- Oh non, ma chérie ! Tu peux y aller ?
- Non, ils m'ont dit de téléphoner ce soir, il est en train de se faire examiner. J'espère que ce n'est pas trop grave !
- Oui, moi aussi ! Entre, tu vas attraper froid dehors.

Je me découvre et vais m'installer dans le fauteuil, Valentin dans mes bras.

- Tu veux que j'aille voir où a été l'accident, et ce qui se passe là-bas ?
- Oui, mais je viens avec toi.
- D'accord. Je m'habille et on y va.

Je l'attends, remet mon manteau et nous partons. L'accident a eu lieu au deuxième carrefour, à 900 mètres de chez nous et à l'opposé du kiosque. C'est la raison pour laquelle je n'ai rien entendu. Je vois la voiture de mon mari. Elle est en très mauvais état. Il y a du sang par terre. Je vois les ambulances arriver et transporter le corps de la personne qui conduisait l'autre voiture. J'arrive à l'identifier à peu près. Mais ... je rêve ! C'est EVAN ! Non, ce n'est pas possible, c'est un cauchemerd ! Je ne tiens plus en place.

- Papa, rentrons, je ne peux plus voir ça.
- D'accord. Tiens, les clés de la maison. Je vais me renseigner auprès de la police. Tu veux que je t'accompagne ?
- Non, ca va aller. A tout à l'heure papa.
- Oui ma chérie à tout à l'heure.

Je retoure dans la voiture et rentre. J'allonge Valentin dans le canapé et m'effondre à terre. Je pleure comme jamais. J'attends ainsi pendant une heure avant que mon père ne rentre.

- Enfin, ma chérie, que fais-tu par terre ?
- ...

Il me relève et m'assoit à côté de Valentin sur le canapé tout en essuyant mes larmes.

- Ne te met pas dans un état pareil, il ve s'en sortir.
- Mais j'ai peur qu'il meurt !
- Oui, moi aussi.. Mais il faut que tu sois forte. Je suis persuadé qu'il n'est pas mort.
- C'est ce que je dois me dire aussi.
- Allez Caroline, courage.
- Oui, tu as raison. Je dois me resaisir, pour Valentin.
- Absolument. ....... Bon, je me suis renseigné un peu sur le conducteur de la voiture.
- Et alors ?
- Et bien, il s'agirait de Evan Lenvain. Je suis désolé ma chérie...
- Ho, mon dieu, c'est pas vrai !! Mais...ho mon dieu ! Il faut que j'aille immédiatement à l'hôpital, occupe-toi de Valentin !
- Mais, je croyais qu'il t'avaient dit de ne venir que ce soir ?
- J'ai une affaire à régler...
- Avec Evan ?
- Oui.
- Mais...
- Papa, laisse, c'est une histoire que je ne veux pas expliquer pour l'instant, tu ne me croirais pas.

Sur ces mots, je cours à l'hôpital Saint Vincent. Je me dirige au deuxième étage et entre doucement dans la pièce où Evan est dans le coma. Il est toujours là. Je redescends aux urgences et m'arrête à la case secrétaire.

- Bonjour, excusez-moi, mais est-ce qu'un certain Evan Lenvain vient de rentré aux urgences ?
- Non, il n'y a qu'une seule personne qui est entré aux urgences ce matin.
- Ce ne serait-ce pas William Morisson ?
- Oui, c'est exact.
- Pourrais-je savoir où il se trouve ?
-Toujours aux urgences en examination.
- Mais, êtes-vous sûre de n'avoir vu que mon mari entré ?
- Oui, absolument ! Et Evan Lenvain se trouve dans le coma depuis quelques mois, il ne peut pas être aux urgences !
- Je...oui, vous avez raison. Je me suis emportée. En tout cas merci infiniment, au revoir madame !
- Au revoir.

Je retourne voir papa. Je m'écroule sur le fauteuil, les yeux vide d'expression, sans dire un mot.

- Sa va ma chérie ?
- Alors là, je n'y comprends plus rien...
- Pourquoi ? Que se passe-t-il ?
- Papa, y avait-il des infirmiers qui transportait un corps dans une civière quand nous sommes arrivé sur les lieux ?
- Il y avait une ambulance et des infirmiers, oui, mais ils transportaient personne dans une civière ! Tu as surement du rêver !
- Oui, je crois aussi !
- Et donc tu croyais que c'était Evan ?
- Oui...
- Ma pauvre, tu en deviens parano avec toute cette histoire !
- C'est sûr ! Mais, il faut que je te dise quelque chose avant.
- Vas-y, je t'écoutes.
- Et bien, Un matin, Evan est venu me voir au kiosque. C'est la première fois que je le voyais depuis notre entrevu de troisième. Nous sommes allé à l'hôpital, il devait me montrer quelque chose. Il m'a dit qu'il était dans le coma actuellement et qu'il apparaissait sous forme de fantôme. J'avais donc une copie de Evan en face de moi !
- Ma fille, tu délires, vas prendre un cachet ! Je sais que tu es perturbée, mais là !
- Bon, d'accord, moi aussi j'ai du mal à le digérer, et j'ai aussi des doutes... mais bon. On ne sait jamais.
- Ma chérie, on t'as bernée, ce n'est pas possible ! La magie c'est bien beau, mais je n'y crois pas du tout !
- Mais ... Bon, ce n'est plus la peine que je te parle de ça, je t'avais dis que c'était incroyable, et dur à entendre. Moi même j'ai du mal à m'y faire et j'ai du mal à le croire, mais bon... Je pense que c'est le fantôme d'Evan qui a conduit la voiture, et avec le choc de l'accident, son "pseudo corps" s'est volatilisé, et il ne reste que son corps vivant, à l'hôpital.
- Oui, peut-être, mais je suis sceptique avec ce que tu me racontes.
- Je te comprends. Moi aussi j'ai du mal à l'assimiler.
- Bon, je te crois à moitié, bien parce que je suis ton père ! Mais c'est très bizarre, et il faut que je le vois pour que je le crois vraiment.
- ... Mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il était au volant de cette voiture, et ce qu'il voulait à William. Voulait-il le tuer ?
-Ca, je ne peux pas te le dire...
- Tout ça est louche, je suis perdue ! Ce soir, je vais retourner à l'hôpital et voir ce qu'il s'est passé avec Evan. Et en même temps, je passerai voir Willi'.
- Si tu le souhaites. Je ne t'accompagnerai pas, je risquerai de foutre ton plan en l'air !
- Ho, je n'ai pas de plan particulier, et tu peux venir voir William !
- Mais non, je ne veux pas gâcher de votre intimité !
- C'est gentil papa ! Merci. Mais tu pouvais venir quand même.
- Ho, non, je vous laisse entre amoureux !

Le reste de la journée passe ... Je reçois un coup de fil sur mon portable vers 16h 48.

- Allô ?
- Mon coeur, c'est moi !
- Ho, Willi' chéri !! Mon amour, tu vas bien ?
- Je suis fatigué, mais sa va. J'ai hate de te voir tu sais !
- Oh, moi aussi mon coeur. Et qu'est-ce que tu as alors ?
- J'ai une fracture au bras, des points de suture à la tête et trois côtes cassées. Ca me fait très très mal !
- Ha, merde... Enfin, tu es là, et je suis très contente ! Je viens te faire un pansement de bisous on chéri !
- Merci ma puce, moi aussi je t'en ferai un ! ................ J'ai eu de la chance, crois-moi !
- C'est sûr ! Bon, j'arrive tout de suite, et j'apporte Valentin.
- Ha, mon bébé, j'ai hate de le voir lui aussi !
- Je m'en doute ! J'arrive tout de suite mon amour.
- Ok, à tout de suite !

Je me hâte, prends Valentin dans mes bras et m'en vais à l'hôpital. Je suis transporté par un élan d'amour plus qu'immense. J'arrive dans la chambre en un éclair. Je pose Valentin sur le ventre de mon homme, et l'embrasse un long moment. Il me carresse la joue.

- Tu vas bien ma chérie ?
- Oui, sa va. Et toi ?
- Je suis fatigué, j'ai très mal aux côtes. Je t'ai fais du soucis ?
- Ca oui, tu m'as fais beaucoup de soucis !

Je sens que Valentin me chatouille le ventre, il est juste en dessous de moi. Je le prends dans mes bras, m'assois sur une chaise juste à côté du lit et nous pose contre le torse de William. Il me caresse tendrement les cheveux.

- Chérie, ne t'appuie pas trop sur moi, j'ai très mal aux côtes.
- Oh excuse-moi, j'avais oubliée ! Je suis désolé mon chou.
- Ce n'est rien.
- .... Regarde comme ton fils est content de te voir.

Il le prend dans ses bras et joue avec. Valentin rit de bon coeur. Je ne veux plus les quitter...

- Demain, passe me voir le soir, vers 20h.
- Ok. Et pour le cabinet, comment on fait ?
- Je te propose d'y aller matin et soir, sans moi. Abandonne le kiosque.
- Si tu veux, moi je m'en fiche. Il faut voir ce que ça apporte de plus ou de moins, mais tu as raison, travailler au cabinet nous ferait gagner plus d'argent que le kiosque plus le cabinet en temps partiel. Et c'est pour notre enfant qu'on fait ça aussi.
- Bien-sûr.
- Au pire, je demanderai à mon père de travailler au kiosque pendant que je suis au cabinet toute la journée, pour une compensation, mais il ne faut pas qu'il se force.
- Evidemment, il n'est pas obliger. Ca me gêne de le lui proposer d'ailleurs. Ca ne se fait pas de faire travailler quelqu'un à notre frais, surtout ton père ! Et, à ce sujet, je te vois anxieuse chaque matin quand tu parts travailler, il y a quelque chose qui ne va pas ?
- Ho, c'est juste que, un matin, il y a un mois, j'ai rencontré Evan pour la première fois depuis la troisième, et il m'a montré quelque chose, puis il a essayé de me faire du mal.
- Mais, pourquoi ne m'as-tu rien dis ?
- Je...je ne voulais pas t'inquiéter.
- Mais au contraire, tu m'inquiètes parce que tu m'as rien dis ! Ma chérie... Qu'est-ce qu'il t'as fait ?
-Il m'a plaqué contre un mur dans une ruelle désafectée et a mis sa main sur ma bouche pour ne pas que je crie. Mais je me suis débattue et j'ai pu m'enfuir.
- Quel ordure...Si je le tenais ce salaud !
- Willi', tu as trois côtes et un bras cassé, alors tu patienteras, d'accord ? Et j'ai apprise que c'était Evan qui était dans la voiture ce matin. C'est lui qui t'as foncé dessus.
- QUOI ?! En plus il me voulait du mal ?!
- Chéri, ne t'énerves pas, je ne sais pas ses intentions moi, et il va peut-être mourir. Il est très mal en point tu sais.
- Tu ne vas pas prendre pitié de lui non plus ?
- Ecoutes, il nous a fait du mal à tous les deux, c'est sûr, je lui en fouterai bien une, mais, quelque chose me dit que si il mourrait, je serai bien triste.
- Mais c'est normal ça, tout le monde est un peu triste à l'annonce d'une personne décédée, c'est humain. Et surtout lui pour toi.
- Oui, c'est sûr.,Après tout ce qu'il m'a fait voir... Mon dieu. Enfin, tu es la toi, mon amour. Et il y a mon bébé.
- C'est bien vrai...

Il se s'avance vers moi et m'embrasse une nouvelle fois.

- Je t'aime mon ange, si il t'arrive quoi que se soit, je te protègerai.
- Merci mon coeur, moi aussi, je t'aime, et je de défenderai toujours.

Nous regardons avec admiration notre enfant. Soudain, une infirmière entre:

- Je suis désolé madame, mais c'est la fin des visites !
- Ha, bien. Au revoir Willi', et à demain. Fais de beaux rêves cette nuit...
- Je ne sais pas si je ferai de beaux rêves avec cette douleur, en tout cas c'est à toi que je souhaite de faire de beaux rêves.
- Merci. A demain.
-A demain.

Nous nous embrassons pour une dernière fois, je prends Valentin et m'en vais. Je me dirige de ce pas vers l'accueil.

- Bonjour madame, pourrais-je savoir si Evan Lenvain est toujours dans cet hôpital ?
- Oui, il est toujours dans le coma.
-Bien. Je, vous remercie madame. Au revoir.
- Au revoir.

Je rentre chez moi, soulagée et emplit de bonheur, mon fils entre mes bras ...



Chapitre 4.

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 14:15

Modifié le jeudi 05 mars 2009 16:02